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Burkina Faso : “Les agents de la SONABEL sont des VDP de l’énergie” (David Saba, journaliste)

La Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) a organisé, les 27 et 28 mars, à Bobo-Dioulasso, une visite de ses infrastructures à l’intention de journalistes et de responsables d’organisations de la société civile (OSC). Il s’agissait, selon la Nationale de l’électricité, de permettre à ces acteurs, de toucher du doigt les réalités de la SONABEL. Cette immersion a ainsi permis de mieux comprendre le fonctionnement des infrastructures électriques et les efforts déployés par les agents de la SONABEL pour assurer la fourniture en électricité aux abonnés de la Société. “Franchement, pour moi, les agents de la SONABEL sont des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) de l’énergie. Je leur tire mon chapeau”, déclare David Saba, journaliste à Horizon FM. 

Cette immersion a permis selon lui de connaître les capacités de la SONABEL, notamment celles de la centrale Bobo II. “Nous avons visité la centrale Bobo II qui possède 9 groupes électriques, avec une capacité de production estimée à environ 70 mégawatts et disposant d’une puissance exploitable d’environ 50 mégawatts”, a-t-il expliqué. Le système de transport de l’énergie, à travers le réseau national d’interconnexion, a également été expliqué.

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Ce journaliste estime également que cette visite des installations de la SONABEL lui a permis de “comprendre comment les agents de cette Société d’Etat travaillent, surtout en cette période de forte demande”.

“Nous sommes en période de chaleur et la demande est très élevée. La SONABEL fait face à beaucoup plus de défis, notamment des pannes”, a-t-il ajouté. En effet, à peine arrivée à Bobo-Dioulasso, l’équipe de journalistes partie de Ouagadougou n’a pas eu le temps de descendre ses bagages qu’un incident impliquant des poteaux électriques a été signalé.

La SONABEL a dû mobiliser d’urgence ses équipes afin de rétablir l’électricité. “Cette situation nous a permis de toucher du doigt, de voir comment les agents sont mobilisés”, explique Saba. Il estime que les agents de la SONABEL travaillent dans des conditions parfois extrêmement difficiles. “Par exemple, au niveau de la centrale de Bobo II, quand vous entrez au sein du dispositif, quelle chaleur intense ! Lorsque vous demandez à un technicien, on vous fait savoir qu’ici, c’est environ 60 à 65° C. Dehors, lorsque la température avoisine les 40° C, les gens crient. Mais là on parle de 65° C”, affirme-t-il.

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Et il ajoute ceci : “Imaginez-vous les conditions dans lesquelles les agents de la SONABEL travaillent? Franchement, pour moi, ce sont des VDP de l’énergie. Et je leur tire mon chapeau”, -illâche-t-il. Pour lui, les connaissances acquises lors de cette visite auront sans doute un impact sur sa façon de traiter l’information liée à l’électricité.

Par exemple le lexique. Il sait désormais faire la différence entre un blackout (toute la ville est sans électricité, tous les groupes qui ne fonctionnent pas) et un délestage (une zone délaissée pour résoudre un problème).

Bernard Bougoum, journaliste au média en ligne Wakat Sera, lui, apprécie particulièrement le dévouement des agents de la SONABEL pour leur travail. “Nous avons vu comment ils se battent pour nous fournir ce précieux jus, l’électricité”, affirme-t-il.

Bernard Bougoum

Selon lui, la période de canicule rime souvent avec des coupures d’électricité, des incidents et des pannes techniques. “Mais les agents de la SONABEL sont à pied d’œuvre et c’est réconfortant”, dit-il. Il espère que ces efforts conjugués permettront d’obtenir une situation nettement meilleure à celle de l’année dernière où les cas de délestage ont eu un impact sur plusieurs secteurs d’activité.

Il y a eu, dit-il, des efforts, notamment au niveau de l’entretien du matériel afin de récupérer ce qui l’était en termes de puissance électrique. Mais également permettre à des acteurs du privé d’injecter leurs productions dans les circuits de la SONABEL. Bougoum estime que cette immersion impactera sa manière de traiter l’actualité liée à ce domaine. “Forcément, parce que quand on va sur le terrain, dès qu’on voit des choses qui se font, cela nous marque. Cette immersion permettra donc un meilleur traitement de l’information liée au domaine de l’énergie”, déclare-t-il.

Place maintenant à un acteur de la société civile, Moustapha Cissé. Il est membre de l’Association culture et lutte contre la pauvreté chez les jeunes (ACLPJ).

Moustapha Cissé

Ce n’est pas la première fois qu’il participe à une telle activité. Mais il estime que l’immersion de cette année a une particularité. Cette visite a permis, dit-il, de toucher du doigt les réalités de cette Société d’Etat. “Les agents de la SONABEL sont en train d’abattre un grand travail. Nous avons l’assurance qu’avec ces efforts, il y aura de l’amélioration dans la fourniture en électricité. Nous avons vu des équipes travailler très dur pour que l’énergie soit disponible pour la population”, affirme-t-il avec force.

Lire aussi | Électricité au Burkina : “Vu les efforts, nous n’allons pas vivre la même situation qu’en 2024” (SONABEL)

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