
L’Exécutif ivoirien a adopté, le 30 septembre dernier, un projet de budget pour l’année 2025. Ce budget s’équilibre globalement en ressources et en charges à 15 339,2 milliards FCFA contre 13 720,7 milliards FCFA en 2024. Soit une progression de 11,8%. L’annonce a été faite en conférence de presse par le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, également porte-parole du gouvernement.
Ce projet de budget, selon Abidjan, est structuré en 31 dotations et 153 programmes déclinés au sein des institutions et ministères. Il prévoit la contraction du déficit budgétaire à 3% du Produit intérieur brut (PIB). Cela correspond, dit-il, au seuil communautaire de l’UEMOA.

Pour l’année 2025, le gouvernement compte œuvrer à “l’accroissement des recettes intérieures, la maîtrise continue des dépenses de fonctionnement, les investissements dans les secteurs moteurs de la croissance et les dépenses favorisant la réduction de la pauvreté et les disparités sociales”, explique le ministre Amadou Coulibaly.
Selon lui, la politique budgétaire en 2025 vise à “conforter et à consolider le dynamisme de l’économie nationale”, avec un taux de croissance projeté à 6,3% en 2025. Le gouvernement entend également faire de la réduction de l’inflation son cheval de bataille. L’inflation, précise-t-il, devrait être contenue à 3,7% contre 4% en 2024.
“L’élaboration du projet de budget pour l’exercice 2025 intervient dans un contexte international relativement stable. Cela en dépit de la persistance des tensions géopolitiques et de l’accentuation des effets du dérèglement climatique”, indique Abidjan.
La filière cacao constitue un secteur important dans l’économie ivoirienne. Le cacao ivoirien représente 45 % de la production mondiale (soit plus de 2 millions de tonnes) et compte pour 14 % du PIB du pays.
Le prix du kilogramme de cacao a été fixé à 1 800 FCFA pour la campagne 2024-2025. En avril 2024, le prix d’achat pour la récolte intermédiaire qui durait jusqu’à septembre avait été fixé à 1 500 francs CFA. En 2023, il était de 1 000 francs CFA le kg.
Selon les autorités ivoiriennes, près de 22 000 milliards ont été versés aux producteurs depuis 2012.
La production de cacao, du 1er janvier au 31 décembre 2022, s’est établie à 2,4 millions de tonnes contre 2,2 millions de tonnes en 2021, soit une hausse de 5,85%. Sur la même période, les exportations se sont situées, selon le gouvernement, à 2,2 millions de tonnes contre 2,3 millions en 2021 pendant que le revenu brut cumulé perçu par les producteurs de cacao de janvier à décembre 2022 était estimé à 2 038 milliards FCFA.