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Fespaco Bobo : Des acteurs à l’école des mécanismes de financement du cinéma

Le financement du cinéma constitue une préoccupation majeure pour certains acteurs du domaine au Burkina. Réaliser un long métrage par exemple nécessite de gros investissements. A titre d’exemple, le film “Katanga – la danse des scorpions” du réalisateur Dani Kouyaté, sacré “Étalon d’or” de la 29e édition du Fespaco, a coûté, selon lui, 650 millions de francs CFA. Ainsi, certains réalisateurs éprouvent des difficultés à rentabiliser leurs œuvres, surtout dans un contexte où la piraterie est en plein essor. Et les organisateurs du 29e Fespaco en sont bien conscients. Ils ont tenu, ce 21 mars, une séance de formation à ce sujet, au profit de réalisateurs, scénaristes et producteurs. Les participants ont reçu les rudiments nécessaires sur les mécanismes de financement de l’industrie du cinéma et de l’audiovisuel. 

Cette formation vise, selon le Fespaco, à informer les acteurs du 7e art, des possibilités de financement disponibles pour leurs projets. Afin de leur permettre, non seulement de pouvoir couvrir leurs investissements, mais aussi d’en tirer profit. La formation a été assurée par le producteur Moustapha Sawadogo.

Le formateur Moustapha Sawadogo

Ces financements vont du début du projet de réalisation à son exécution finale, explique le formateur. “Malheureusement, ces opportunités sont pour la plupart du temps méconnues”, déplore-t-il.

Il invite donc les différents acteurs du domaine à faire bouger les lignes : “Je ne suis pas complètement d’accord quand on dit qu’il n’y a pas de financement pour les films africains. Il faut pouvoir rentrer dans les standards pour bénéficier de ces financements”.

Le formateur a ainsi présenté aux participants des opportunités tant sur le plan africain que mondial. “Des laboratoires, des résidences et des fonds sont disponibles de nos jours pour faire des films”, a-t-il affirmé. Le LINGUERES Producer LAB, le DURBAN TALENTS, le TAKMIL-JCC et le CHABAKA PRODUCERS NETWORKS sont, entre autres, des opportunités de soutien à la réalisation présenté par le réalisateur.

Fatimata Larba Tiibo Ouédraogo

Les participants estiment que cette formation leur a été bénéfique. “Je suis très contente parce que ce genre d’initiatives manque à Bobo. En tant que scénariste, cette formation me permettra de mieux me situer sur les fonds disponibles”, affirme Fatimata Larba Tiibo Ouédraogo.

Salomon TAPSOBA (Correspondant à Bobo-Dioulasso)

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