
L’Armée malienne est déterminée à bouter le terrorisme hors des frontières du pays. “L’exploitation des renseignements et la traque des groupes terroristes continuent sur l’ensemble du territoire national”, a-t-elle indiqué ce 2 avril. Avant de présenter fièrement ses prouesses. À titre d’exemple, l’Armée annonce avoir repéré un véhicule pick-up transportant des terroristes armés avec de la logistique, à 3,5 km au sud-est de Tinzaouatène, et à 2 km de la ligne frontalière avec l’Algérie. “Les renseignements techniques et humains ont permis de recouper et confirmer la nature de la cible qui a été traitée avec succès”, affirme-t-elle.
Selon l’État-Major Général des Armées du Mali, de nombreuses bases et cachettes logistiques des terroristes ont été identifiées par des guetteurs aériens. Notamment dans les secteurs Nord-Est et Sud-Est dans un rayon de 400 km de Kidal. Et il fournit les détails : “Dans la nuit du 1er au 2 avril 2025, lors d’un vol ordinaire de surveillance, un mouvement de véhicule pick-up transportant des terroristes armés avec de la logistique a été repéré”.
Les renseignements techniques et humains ont permis, selon l’Armée, de recouper et confirmer la nature de la cible qui a été “traitée avec succès”. “L’analyse de l’explosion, à posteriori, a révélé la présence de grandes quantités de substances explosives”, a-t-elle ajouté. Rassurant que les opérations de sécurisation se poursuivront sur l’ensemble du territoire national.
Dans ce sens, l’État-Major Général des Armées demande aux populations de “se démarquer des terroristes et de leurs refuges”. Et met en garde “les sponsors des terroristes ainsi que leurs complices”.
Hier, l’Armée malienne avait annoncé l’écrasement d’un de ses aéronefs engagé dans une mission dans la région de Kidal.
Morceau choisi : “L’État-Major Général des Armées informe l’opinion que dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, un aéronef sans pilote appartenant aux Forces armées maliennes (FAMA) s’est écrasé à proximité de Tinzaouatène, dans la région de Kidal”.
L’appareil était, selon le communiqué, en mission ordinaire de surveillance du territoire, dans le cadre des opérations de sécurisation des personnes et des biens. “L’appareil a impacté une zone non habitée. Les dispositifs et protocoles de sécurité ont permis d’empêcher toute explosion de l’armement embarqué. La chute de l’appareil n’a causé aucun dommage aux personnes et aux biens au sol”, avait-elle rassuré.
Dans la foulée, elle avait annoncé l’ouverture d’une enquête “pour faire la lumière sur les circonstances de cet événement, identifier les causes et déterminer les responsabilités éventuelles”.