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Mouvement SENS : “Nous exigeons la libération immédiate et sans condition de Idrissa Barry” (Communiqué) 

Idrissa Barry, membre du mouvement à caractère politique Servir et non se servir (SENS) a été interpellé ce 18 mars. Il était alors à la mairie de Saaba pour une audience avec le Président de la Délégation spéciale de cette collectivité territoriale. Dans un communiqué publié aujourd’hui, le mouvement “exprime sa plus vive indignation et sa profonde inquiétude face au énième enlèvement de citoyens”. Dénonçant une “violation des droits humains”. 

Il s’agit, selon cette organisation, d’une “atteinte inacceptable aux libertés fondamentales”.

“Cet acte de disparition forcée, en plein jour et dans une enceinte administrative, constitue une grave violation des droits humains et une menace directe contre toutes les voix critiques et engagées dans la défense des valeurs démocratiques et de l’État de droit au Burkina Faso”, affirme-t-elle. Ainsi, le mouvement SENS “exige la libération immédiate et sans condition” de Idrissa Barry. Et “interpelle les autorités de transition sur leur responsabilité face à ce climat de terreur et d’arbitraire qui continue de s’installer dans notre pays”.

Cette organisation dit également prendre à témoin la communauté nationale et internationale face à ce qu’elle appelle des “dérives continues et inquiétantes ». Tout en invitant “les forces démocratiques et citoyennes à se mobiliser contre l’escalade répressive en cours dans notre pays”.

“Le mouvement SENS reste debout, vigilant et déterminé face à toute tentative d’intimidation et de musellement des libertés publiques et démocratiques. Nous ne céderons ni à l’arbitraire, ni à la dictature et ce, pour l’intérêt durable du Burkina Faso et de l’Afrique en général !”. Parole du mouvement SENS.

Pour l’instant, aucune information sur les auteurs de cette interpellation et leurs intentions. Mais l’affaire semble liée aux dernières sorties médiatiques de cette organisation, en lien notamment avec la situation nationale.

Le mouvement avait dénoncé, le 14 mars dernier, le “silence du gouvernement” concernant une affaire de “tueries en masse” à propos de laquelle les Forces de défense et de sécurité ainsi que les Volontaires pour la défense de la patrie avaient été pointés du doigt par des internautes. “Il est bien vrai que nous sommes en guerre mais la guerre est encadrée par des lois. Aussi, la lutte contre le terrorisme n’autorise pas tout”, avait-il martelé.

Il avait alors exhorté le Chef de l’Etat et son gouvernement à “recadrer la stratégie de lutte contre les groupes armés terroristes. Et à prendre les mesures idoines et diligentes pour mener une enquête indépendante sur ces massacres de Solenzo afin que les auteurs répondent de leurs actes devant la loi”.

Cette déclaration n’a pas trouvé bon écho chez les soutiens affichés du Capitaine Ibrahim Traoré. Certains n’ont pas hésité à lancer des appels pour que ses auteurs soient traqués.

Lire aussi | Allégations d’exactions à Solenzo : Le gouvernement dénonce une “campagne de désinformation” (Communiqué) 

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